Une petite installation du P.L.M. : La Roche-de-Rame (été 1984)
. Le P.N.
. Le B.V.
. La halle
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La Roche-de-Rame est une des dernières stations de la ligne Veynes - Briançon, sur le tronçon Montdauphin - L'Argentière-la-Bessée, où la ligne prend un axe sensiblement sud-nord. La station est située au point kilométrique 328,920, à 928,71 m d'altitude. La ligne à été ouverte à deux voies le 15 septembre 1884. La deuxième voie a été déposée par l'occupant durant la Seconde Guerre Mondiale. Le nom d'origine de la station, tel qu'on le relève sur l'indicateur de 1885 est La Roche-sous-Briançon.
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Cette petite gare toute simple nous offre une situation intéressante par les contraintes que la géographie a imposé à sa localisation. Éloignée du village qu'elle dessert, elle paraît très isolée. La vue vers le sud nous présente l'installation, entre route nationale 94 et Durance. La disposition est classique. On distingue successivement le P.N., le B.V., la petite halle. En face à droite, une installation industrielle. |

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Cette carte postale, empruntée aux éditions CIM, qui espérons le ne feront pas scandale d'apparaître dans un "détour ferroviaire", nous explique visuellement la difficulté. La Roche-de-Rame est établi au pied d'une "caillou" imposant (flèche rouge). Les bâtisseurs ont choisi de placer la gare (flèche bleue) au sud du village, avant la roche qui a donné son nom à la localité lorsque l'on vient de Veynes. Les amateurs de géographie noterons que cette vallée glaciaire n'est pas réellement en auge, du fait des masses rocheuses qui en tapissent les cotés. La-Roche-de-rame est d'ailleurs établie sur un verrou (ou plutôt semi verrou) avec un petit lac qui fait la renommée de la localité. On le distingue à gauche. |
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Vue vers le nord en sortie de la gare. La ligne est aujourd'hui en voie unique alors que la plate-forme était initialement établie en double voie jusqu'à L'Argentière-La-Bessée (la station suivante). La fameuse roche a été taillée pour laisser le passage à la voie. Le village est derrière, à droite, mais les dernières constructions sont visibles, accrochées à l'escarpement. Au fond à gauche, le célèbre massif de Montbrison marque l'entrée de la Vallouise, menant au Pelvoux et aux Ecrins. |
Depuis longtemps les barrières automatiques se sont substituées aux barrières à lisses d'origine.
La maisonnette est vide.
Au fond, la conduite forcée alimentant l'usine électrique de la localité.
La ville abritait (encore aujourd'hui ?) une usine d'acide nitrique, "La Nitrogène".
Le dos de la maisonnette est doté du classique appentis.
Pas de puits, semble-t'il, ... mais la Durance est toute proche.
Un classique petit B.V. à 2 portes (une seule cependant coté cour).
La pente du toit paraît plus prononcée que sur les classiques B.V. du P.L.M. Nous sommes en montagne.
La couverture en bardage métallique est quasi neuve, signe d'une ré-affectation du bâtiment.
Le coté voie est bien moins engageant, avec ses reprises au béton sur la façade. Visiblement, il y avait
à l'origine une marquise, ce qui est loin d'être la règle générale pour les B.V. à deux portes au P.L.M..
Déjà en 1984, on ne s'arrêtait plus à La Roche-de-Rame. La bordure du quai a disparu sur la plupart
de sa longueur. Il est vrai que ce type de pierre est très convoité en construction.
Une mauvaise numérisation de vieilles diapos à contre-jour n'a pas permis de présenter des photos de qualité égale
Située coté sud, on accède à la halle par un vague chemin qui devait jouer le rôle de cour de débord.
En 1984 subsistait encore la voie desservant l'installation. A droite le quai voyageurs défoncé, devenu un passage pour véhicules.
La caractéristique principale de cette halle est sa taille minuscule, et on se demande finalement sa justification.
Un projet modéliste intéressant pour un réseau minimal.
Remarquez l'aspect soigné de la bordure du quai haut et de la base de la halle,
en comparaison du délabrement du quai devant le B.V.
Seul apport de lumière quand les portes sont fermées, cette longue lucarne.
Un panneau ou un objet était accroché à gauche de la porte.
Une petite baraque de cantonnier ferme le bout du chemin de la halle, sa structure en ciment
laisse penser qu'elle ne date pas de l'origine de la construction de la station.
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Retour sur la cour de la gare. A gauche, bel exemple de heurtoir fait de matériaux de récupération. A noter l'importance de la butte contre laquelle il s'adosse et la couleur passablement blanchie des traverses qui le composent.
La somnolence du lieu est criante. Aujourd'hui, la situation est pire. Le B.V. est totalement défiguré par l'installation commerciale qui s'y est établie avec des pancartes racoleuses à l'adresse des usagers de la RN 94. Le bâtiment du P.N. a disparu depuis longtemps. Et de toute façons, l'arrêt à La Roche est supprimé depuis des années au profit de la station suivante, L'Argentière-la-Bessée. Aujourd'hui celle-ci est commercialement renommée L'Argentière-Les-Ecrins depuis que sont B.V. à 3 portes, mentionné dans un numéro de La Vie du Rail de 1979 comme "très insuffisant et désuet" a été intégralement transformé et agrandi. La modernisation de nos lignes desservant les stations touristiques alpines s'accorde finalement mal avec les préoccupations des amateurs du vieux chemin de fer ... |
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