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Rodez ferroviaire
Le 5 novembre 1860,les premiers convois ferroviaires du P.O. atteignirent Rodez par le nord-ouest (à droite de la carte). Pendant 18 ans cependant, la gare de Rodez ne fut que des baraques de planche sous le nom de "gare de Canaguet". En définitive la gare fut installée à l'est de ce viaduc. Un grand coude de route est bien visible à gauche, c'est l'avenue de la gare qui y conduit. La carte postale à été retouchée, pratique courante à l'époque, pour faire ressortir le train sur le viaduc. Et l'imposant panache de fumée de la machine est un ajout assez grossier. |

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archives La vie du Rail |
Le bâtiment imposant de la gare de Rodez. Une magnifique gare de préfecture ! Deux compagnies y jouxtaient leurs administrations : le réseau du Midi avait rejoint Rodez par l'est (Séverac-le-Château) le 14 mai 1880 et faisait jonction avec le Paris-Orléans. Le Midi construira ensuite la ligne Rodez-Carmaux (Tarn), ouverte le 18 décembre 1902. Rodez devenait une gare de bifurcation. Bien éloignée de la gare, la ville bénéficia d'une ligne de tramway dont l'ouverture eut lieu le 15 août 1902. |
Dans le lointain, on aperçoit la bifurcation qui conduit vert le sud (à gauche) à Carmaux et Albi sur des voies du Midi et au nord-ouest (à droite) à Capdenac par le bassin houiller et sidérurgique de Aubin-Decazeville sur des voies du P.O. Sur le viaduc une machine haut-le-pied manœuvre devant l'aiguille d'entrée de la gare et le poste d'aiguillage qui devait simultanément commander la gare et la bifurcation. Au premier plan, l'avenue de la gare, dotée des pylônes électriques du tramway. Le long de celle-ci, ont été établies les installations techniques destinées au tramway. |
Gros plan sur les installations techniques du tramway de Rodez. A gauche l'usine électrique et sa cheminée. Elle était dotée de deux chaudières horizontales donnant 200 kW, deux machines à vapeur Sulzer de 130 CV, un économiseur Green et deux dynamos débitant 182 ampères sous 550 V. A droite, le dépôt à 4 voies accessibles par transbordeur. Plus à droite encore, ce qui semble être un échafaudage roulant pour la visite des câbles de contact. |
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A mi-pente, le carrefour Saint-Cyrice à l'architecture locale si typique. A droite, la rue Beteille qu'emprunte le tram pour atteindre la cathédrale. La rampe est entre 44 et 65,2 pour mille.Sur le carrefour, le kiosque-arrêt et une motrice à essieux. Le parc comptait trois motrices à bogies, deux à essieux et deux remorques. Il était complété par du matériel pour le trafic marchandises : trois motrices ouvertes, deux fourgons automoteurs et deux wagons tombereaux. Tout ce matériel provient de la firme suisse Oerlikon, chargée de l'ensemble de la conception technique du réseau. En dépit d'un souci d'adaptation, le réseau fut peu rentable. La compagnie décide de cesser toute exploitation le 5 juillet 1920 soir. |
Bibliographie : Les tramways de Rodez par A. Jacquot - La Vie du Rail n° 1233 1er mars 1970 La bête noire - L'aventure du rail en Aveyron, depuis 1853 par Daniel Crozes - Ed. du Rouergue-1986 |
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Sauf mention particulière, les cartes postales sont de la collection de l'auteur