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J'ai amélioré et patiné ma 141 R Rivarossi !
Le résultat !
Après avoir relu l'excellente littérature sur le sujet qui a accompagné la sortie du modèle dans Loco-Revue et Rail Miniature Flash ; après avoir fait personnellement le point sur cette machine aux qualités franchement contrastées, mais cependant bonne rouleuse, j'ai pris mon parti. Je m'y attaque, mais vu ses défauts, je fais cela à moindre coût. Pas de pièces de superdétaillage, pas de plaques photogravées qui grèvent facilement le budget initial. J'ai simplement utilisé le kit Rivarossi d'amélioration ... et deux supports de rambarde en laiton. Mais surtout, j'ai rectifié l'esthétique loupée d'un corps cylindrique bien trop maigrichon, qui fait apparaître un jour énorme et totalement irréaliste entre le train de roues et la chaudière. Personne n'a tenté le coup dans les revue. Comparez les deux profils ci dessus avec celui d'une machine d'origine. La différence est nette !
Pour la patine, il est un élément essentiel : la documentation photo couleur. Là, outre les revues précitées, il faut ajouter le numéro 50 de Voies Ferrées (nov-dév 1988, remarquable) et naturellement pour les vues en noir & blanc, le fameux bouquin de B. Collardey et A. Rasserie "Les 141 R, ces braves américaines".
J'aurai pu pousser le travail plus loin, mais je m'étais fixé de finir la machine et de la remettre en service durant le congé de la Toussaint 2003. Je n'aime pas en effet conserver trop longtemps des machines démontées, ... que l'on ne termine jamais. Je me suis déjà fait prendre à ce jeu avec une 141 TA, d'ailleurs toujours en plan ! . Au bilan j'ai porté essentiellement l'effort sur l'esthétique générale et la patine, pour cette dernière en m'y prenant à plusieurs reprises. Un travail long mais gratifiant. Sans aérographe, il est cependant difficile d'avoir la main légère. Mais ce qui compte c'est l'impression d'ensemble, "l'atmosphère" chère à Jacques Le Plat. Vous en jugerez avec les photos en situation.
Voici en images quelques aspects de ce travail. |
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La solution adoptée
pour rectifier le corps cylindrique est celle d'un trompe-l'oeil : une
pièce de polystyrène noire, tirée d'une grappe de moulage et taillée
selon le schéma (section et profil). J'aurai pu la prolonger un peu plus
vers le premier essieu. Le tout est de faire un ajustage du profil qui ne
gêne pas le remontage. |
N'ayant pas d'aérographe, j'ai
opté pour une patine marquée. Celle d'une machine laissée sans grand
soin, ce qui fut rapidement le cas des 141 R utilisées en banalité.
L'observation des photos est essentielle. |
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La rouille sur la
boite à feu est faite à la Humbrol. La patine générale du modèle est
à l'acrylique Prince August "Air". C'est en fait un jus d'alcool à brûler
teinté qui permet de rompre la netteté du beau noir mat profond
d'origine (voir la cabine). La commande du sifflet est en fine corde à
piano. C'est en réalité une corde de guitare (mi aigu) particulièrement
fine. Les grosses cordes (de guitare) torsadées seraient parfaites pour
reproduire les tubulures calfeutrées. Je les ai laissées telles quelles. |
Le train de roues est patiné
d'un jus de noir brillant et d'un peu de rouille mat Humbrol. L'embiellage
est repris avec un mélange inverse moins liquide. Les sabots de frein
sont en place, ils permettent le passage dans des rayons de 600 mm. Le
dôme est la version conforme livrée dans le kit d'amélioration. |
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Seule la prise Flaman (?), coté gauche, gène l'embiellage et il faut un peu la tordre vers l'extérieur. A noter un des défauts du plastique trop souple de la machine : à force de manipulation, le tablier s'est cintré. |
Le tender. Je ne le renie pas, mais j'ai eu la main un peu lourde sur la patine des flancs. Lorsque je disposerai d'un aérographe, j'atténuerai tout cela. Le lest de la hotte a été limé, puis recouvert de fin charbon véritable (colle blanche), dans un calibre plus conforme à l'emploi d'un stocker.
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Une astuce pour les manipulation de ce fragile engin : Ce genre de berceau à 45 ° est particulièrement pratique. A confectionner dans de la mousse rigide de calage genre appareils de Hi-Fi. |
La manipulation répétée de la
machine est un problème. Ce film de |
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En conclusion : Une belle 141 R sur le réseau, on en rêve, alors il faut se lancer. Et une fois achevé, le modèle répond aux espérances. Mais il faut être soigneux durant les travaux. Le plastique utilisé par Rivarossi est particulièrement fragile et brisant. On en vient à abîmer la machine au fur et à mesure que l'on progresse dans le détaillage. Et au bout du compte, on se retrouve avec un engin particulièrement fragile qu'il convient de manipuler avec précaution. |
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